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Le top de la tendance, actuellement, c’est de protester vigoureusement contre la sophistication exagérée des sextoys : surenchère des formes, des matières, des fonctions, bref tout le monde a un truc à dire pour nous démontrer que point trop n’en faut, merde alors, le cul ne devrait pas être accessoirisé de la sorte.

En général, je n’entre pas dans le débat, puisque je le trouve débile : le sextoy, seul(e) ou à plusieurs, se diversifie parce que les envies de chacun(e) sont différentes, et qu’une offre diversifiée me semble finalement une bonne chose. Que ceux qui n’aiment pas ça ne nous fassent pas braire.

Mais pour le coup, même ces empêcheurs de s’astiquer en rond pourraient trouver leur compte dans cet adorable accessoire, qui renoue avec la simplicité en alliant évidence et sophistication…

Pour une stimulation à la fois romantique et coquine, voici donc le hot blush : personne ne niera que se faire câliner par les poils d’un pinceau est une chose absolument délicieuse, n’est-ce pas ? Eh bien, le Hot Blush vous effleurera à votre guise, comme un pinceau classique, sauf qu’il est également vibrant !

C’est pas magnifique, ça ? C’est pas romantique à souhait ? C’est pas super consensuel ?

Non, en fait, il n’y a rien à ajouter, le hot blush est un concept génial. Fallait y penser.

Sans compter que c’est typiquement le genre de produit qui peut amener en douceur un partenaire un peu hostile aux sextoys (mais si, tu sais, ces mecs qui ne supporteraient pas l’idée que leur compagne prenne du plaisir avec autre chose que leur Sublime Pénis, ou leur Magistrale Langue, ou ces types qui pensent qu’une fille qui se masturbe, et qui en plus le fait avec un sextoy n’est pas satisfaite par son homme), ou alors un homme un peu gêné par le concept, à découvrir en douceur qu’un petit accessoire tout gentillet peut être un compagnon de jeux très agréable.

Hot blush, l’outil qui maquille l’érotisme… Un must have de cette rentrée.

Au détour des rencontres qui se font par le biais des commentaires de blog, on rassemble parfois des pièces de puzzle qui mettent du temps à s’imbriquer… Une fois qu’on a fait le lien, on se dit des trucs du style : "mais ouiiiiiiiiiiii, j’avais entendu parler de cette personne !".

Mon petit puzzle à moi, ces derniers jours, fut Olivia. Olivia est venue poster chez moi, sous un billet dont les commentaires précédents m’avaient lourdement gonflée. Du coup, je n’ai pas prêté attention à la nouvelle arrivante, bien que d’ordinaire je prenne soin de toujours accueillir cordialement les commentateurs inconnus.

Et puis Olivia est revenue. Là, je me suis dit : "ouah, sympa la gonzesse, parce que vu mon commentaire de la veille, je ne pense pas être passée pour la bloggeuse la plus gracieuse du coin !".

Ma curiosité ayant été piquée, je suis donc allée faire un saut sur le blog d’Olivia, et là, les pièces du puzzle se sont assemblées… Styliste, illustratrice, dotée d’un tempérament entreprenant et d’un regard unique sur les choses et les gens, Olivia est une créatrice, une vraie.

Olivia, j’aime beaucoup ce que vous faites.

 

 

Je cherche encore mes mots pour décrire l’émerveillement qu’a représenté la lecture de ce livre.

"Un petit bout de bonheur", ou "Petit manuel de clitologie", est un livre entièrement consacré au clitoris. Loin des guides sexo pré-formatés, loin des conseils surfaits et maintes fois rabâchés, loin de toute idée de dictature sexuelle, ce bouquin consiste tout simplement en une réflexion extrêmement riche sur la situation actuelle du clitoris dans la société, mais surtout dans l’esprit des femmes, tous âges confondus.

Rosemonde Pujol est une femme formidable, et un écrivain surprenant. La phrase est plate, j’en conviens, et le dictionnaire regorge de qualificatifs fleuris que je pourrais appeler à mon secours pour décrire à la fois le personnage et son parcours hors du commun.

Je pourrais également me répandre en éloge dithyrambiques pour vous survendre cet essai extrêmement original et éducatif.

Mais j’estime, après avoir lu "Un petit bout de bonheur", que toute surenchère serait inutile. Faites-moi simplement confiance : il faut le lire.

Ce bouquin a enrichi mes propres réflexions, ma vision de la sexualité, et m’a confortée dans des certitudes qui paraissent souvent décalées au regard de cette prétendue modernité qui règne en tyran sur la sexualité des femmes, modernité qui n’est hélas que de façade.

Rosemonde Pujol, "Un petit bout de bonheur" : un livre indispensable, instructif, drôle et salvateur.

Editions JC Gawsewitch,192 pages, 15 €.

Durant de longues années, j’ai été une fervente lectrice de magazines féminins. Accro à tout ce qui était un peu marrant, décalé, je m’offrais chaque mois le plaisir futile d’une dose massive de papier glacé.

Les féminins, c’était pour moi un moment de détente, de plaisir égoïste. J’affectionnais tout particulièrement le ton léger et sans façons de ces journalistes qui savaient traiter avec une efficacité jamais indigeste des sujets intéressants du quotidien : couple, sexo, développement personnel… Ca me semblait bien documenté et jamais outrancier, mais quel que soit le propos, c’était drôle et je n’en demandais pas plus.

Bien sûr, je faisais la part des choses et je me rendais bien compte que le "faire vendre" primait sur le "faire savoir". Mais ça n’entamait pas mon plaisir et le deal restait honnête, d’une certaine façon, car le contenu demeurait, envers et contre tout, utilement informatif.

Et puis, il y a quelque temps, j’ai découvert d’autres plumes, d’autres sources d’info. Et ce que je trouvais unique dans la presse féminine (humour, ton, choix des sujets) s’est révélé poussif et redondant, comparé à certains blogs. Je ne prétends pas que je délaisse la presse féminine au profit des blogs, loin de là.

Si je délaisse mes magazines favoris, c’est entre autres parce que la qualité a baissé : les articles sont moins bien écrits et le ton s’essouffle. Ai-je vieilli ? Suis-je aujourd’hui plus critique parce qu’à 35 ans on n’est plus réceptive comme à 25 ? Peut-être. Mais même sans tenir compte de cela, un tour d’horizon des publications me donne l’impression que de façon flagrante, il n’y a tout simplement plus d’idées neuves. Avant, même un sujet déterré de l’année précédente pouvait être traité avec un ton neuf, sous un angle original et peu importait alors que le contenu ne réserve pas de surprises… On se marrait bien et c’est tout ce qui comptait.

Aujourd’hui, non seulement le contenu est devenu discutable mais en plus on trouve beaucoup mieux en fouinant sur certains blogs.

Ensuite, je ne supporte plus les dossiers sexo, et ça, ce n’est pas d’hier : j’ai toujours porté un regard mi-induglent mi-agacé sur ces professions de foi qui nous expliquaient comment baiser selon la saison, la mode du jour, la tendance de la semaine ou l’humeur marketing de l’année. Mais au fil du temps, et de la découverte sans cesse renouvelée des clés de l’épanouissement sexuel, je trouve quasiment indécents (et je n’emploie que très rarement ce terme, vu les cochonneries que j’écris en général) les mensonges qu’on raconte aux femmes pour faire vendre du papier. J’ai lu, au cours de l’année écoulée, des conneries sans nom dans ces magazines. Des trucs dont je n’aurais pour rien au monde voulu être l’auteur. Des trucs qui cautionnent une dérive inacceptable au regard du combat que la femme a livré pour s’émanciper sexuellement : la dérive de la surinformation mensongère, celle qui, en laissant croire des absurdités et en les enfonçant bien profond dans le crâne des jeunes femmes, muselle celles qui ne savent pas vraiment et qui n’oseront plus le dire après avoir lu les inepties proférées par ces rédactrices qui, magré tout, ne font que leur boulot en pondant les papiers qu’on leur commande.

Le mois dernier, pour la première fois depuis des lustres, je n’ai acheté aucun de mes magazines favoris. Depuis le début de l’année 2008, je trouvais qu’ils étaient plein de bêtises mais au moins je me fendais la gueule. Mais fin juin, je n’ai même pas ri. Aucun article ne m’a même arraché un soupçon de sourire.

Alors en l’honneur d’une de mes copines qui m’a confié il y a quelques mois : "moi, je jouis avec mon mari, j’ai des orgasmes et je sais les reconnaître, mais mon clitoris, je n’ai jamais réussi à le caresser toute seule. Le problème, c’est qu’avec tout ce qu’on lit, comment veux-tu que j’en parle ? T’imagines, en 2008, une nana qui dit qu’elle n’a pas trouvé son clitoris ? C’est la honte. Parce que quand tu lis tout ça, tu te rends compte que même si tu t’éclates au pieu avec ton mec, ben la plupart du temps ça n’a rien à voir avec les conneries qu’on te vend. Et même si j’ai des bonnes copines, je ne suis pas sûre qu’elles ne me regarderaient pas comme une débile si je leur avouais ça.", je n’achète plus.

A la place, j’écris. Pas pour faire mieux (je ne suis pas cinglée), mais pour faire comme j’aime. J’écris ce que j’aimerais lire.

Je dis ce que je pense, et ça fait une tache minuscule et invisible dans ce monde de cul formaté.

Et cette tache-là, elle me tient à coeur.

Inutile de commencer à grincer des dents, que vous soyez mâles ou femelles : j’estime que le sujet ne fâche pas forcément.

Le partage des tâches, c’est une saloperie de cheval de bataille dans les médias. Tout le monde a son mot à dire sur le sujet et, de façon, paradoxale, c’est souvent dans des conseils de négociation dignes du XIXème siècle que la presse féminine s’illustre pour amener la femelle à convertir le mâle au bonheur du lessivage, du torchage et du ménage.

En gros, l’obejctif est d’instaurer une saine parité. Bon. Le souci, c’est qu’à chaque fois qu’on part sur un aussi bon pied, on trébuche dès le premier pas car on appréhende le Mâle comme une espèce totalement primitive et complètement infantilisée, avec laquelle il va falloir traiter, négocier, menacer, voire supplier.

N’importe quoi ! Le Mâle est une espèce absolument charmante, dont nous sommes les égales. Et dont nous sommes différentes. Etre égale ne signifie pas être identique. Et être égale ne signifie pas transformer son mec en gamin qu’on sermonne.

Donc, pour le partage des tâches, quelques conseils simples à appliquer :

- Renoncez à ce ton de maîtresse d’école faussement conciliante lorsque vous amorcez une discussion sur le sujet. C’est ridicule et humiliant.

- Renoncez également aux hurlements. Vous n’êtes pas une poissonnière.

- La parité fonctionne dans les deux sens : si votre mec s’engage à se farcir 50 % du ménage, vous vous engagez bien évidemment à faire, une fois sur deux, la vidange de votre voiture et à rentrer 2 des 4 stères de bois qui vous permettent de faire crépiter de si jolis feux dans votre cheminée. Tant que vous y êtes, portez vous-même les lourdes charges (packs de flotte, etc) et apprenez à vous servir d’une perceuse, d’une visseuse, d’une scie circulaire ; familiarisez-vous avec les bruits étranges que pourrait émettre votre voiture : votre mec ne risque-t-il pas de penser que vous lui manquez de respect si vous niquez un cardan  de CETTE PUTAIN DE voiture qu’il ENTRETIENT, BORDEL DE MERDE ?

- Le fait que votre homme ne perçoive pas que la baraque est en bordel, ou qu’il a laissé traîner des trucs sur votre chemin, ne signifie pas forcément qu’il vous "manque de respect", qu’il vous "prend pour une conne", ou qu’il vous considère "comme sa bonne". Non, la vérité, c’est qu’il n’a simplement pas fait gaffe parce que pour lui, c’est pas tant le bordel que ça. En fait, vous avez tout simplement des notions différentes de ce qu’on peut appeler une porcherie.

- Apprenez à ne pas faire les choses. Au lieu de pousser des gueulantes mémorables, laissez pisser le mérinos et rangez vos propres affaires. Laissez-lui, dans le cadre d’un partage de territoire équitable, son bordel personnel, intime, sur lequel vous n’aurez aucun droit de regard. Oui, même si votre appartement n’est pas très spacieux et que ça dépare l’harmonie de votre salon. Car si vous exigez d’un homme qu’il participe à l’intendance, donnez-lui l’impression qu’il est chez lui dans sa propre maison : vous avez le droit d’être ordonnée, il a le droit d’être bordélique.

- Ne faites pas des tâches ménagères un symbole de féminisme. Agissez de façon concrète : vous l’aimez ? Sautez-lui au cou pour le lui montrer en le retrouvant le soir, que vous rentriez avant ou après lui. Passer des plombes à briquer ou cuisiner est peut-être ce que VOUS considérez comme une preuve d’amour, mais personne ne vous a rien demandé, donc ne vous étonnez pas de ne pas déclencher l’extase. Sautez-lui au cou, roulez-lui une grosse pelle, dites-lui qu’il est superbe et faites des pâtes ensemble. Ou tartinez des trucs sortis du frigo sur du pain. Ca ira très bien. Peut-être qu’en vous épargnant la préparation d’un repas, le débarrassage de la cuisine et la vaisselle, vous serez moins crevée, aurez donc moins envie de lui servir un couplet du style "mais tu te rends pas compte que je suis crevée, que j’en peux plus ? Je me tape tout ici, le ménage, les courses, les repas, tu t’en rends même pas compte, et après tu t’étonnes que j’ai pas envie de baiser…" Non, il ne s’étonne pas. Il regrette simplement que vous vous infligiez tout ça alors que personne ne vous y oblige, et que ça vous flingue la libido. Y a pas photo : après une vague casserole de nouilles, ou quelques sandwichs grignotés en papotant, on a beaucoup plus envie de baiser. 

- Si vous avez, globalement, les mêmes contraintes professionnelles, ne vous prenez pas le chou : par exemple, comme vous êtes une nana sympa, vous voulez bien vous charger du linge à laver (il serait mesquin de ne pas fourrer le sien dans la machine), mais hors de question de vous farcir le repassage collectif. Donc, occupez-vous de vos fringues. Point barre. De même, celles qui n’ont pas été amenées par ses soins jusqu’à la machine à laver peuvent très bien rester en tas là où elles ont été jetées. En quoi ça vous dérangerait ? A la limite, c’est pas votre problème. S’il râle, ne prenez pas la mouche. S’il vous accuse de faire votre chieuse, assurez-lui que non, dites-lui simplement que vous avez envie de vous simplifier la vie. S’il gueule, faites comme lui quand vous gueulez : n’écoutez pas.

- Lorsque votre mec met la main à la pâte, il procède différemment de vous. Inutile de le faire chier pour ça. Si vous lui montrez qu’il fait mal, il ne fera plus et il aura bien raison.

- Le ménage, le rangement, toutes ces merdes, c’est important, certes. Mais pas capital.

- Si vous avez des enfants, sachez qu’un homme ne les manie pas comme une femme, et que c’est très sain : alors, épargnez-lui les conneries du genre "attention à sa tête", "mais tu vois pas que le biberon est mal incliné ?", "tu serres trop la couche", "il ne fera jamais son rot comme ça". Laissez-le se démerder avec son gamin pendant que vous prenez un peu de bon temps ailleurs. Un papa, c’est aimant, c’est attentif, mais ça ne materne pas. Ca paterne. Et c’est bon pour les enfants.

- Si vous vous trouvez dans une situation où votre emploi de temps est plus chargé que le sien (ponctuellement ou à long terme), et qu’il semble ne pas avoir bien saisi que si vous bossez PLUS QUE LUI à l’extérieur, il est supposé prendre le relais à la maison, dans des proportions raisonnables (à savoir que tout ne doit pas être forcément nickel mais que vous devez pouvoir rentrer en trouvant un intérieur pratiquable, de la bouffe dans le frigo et une logistique gérable), prévenez une fois gentiment : "écoute, quand c’est moi qui bosse moins que toi à l’extérieur, c’est logique que je prenne en charge une plus grande partie de toute la merde à faire ici. Bon, je te demande pas la lune, mais quand je rentre du boulot, je ne me farcis pas une deuxième journée. C’est pas une menace, ok ? Mais la prochaine fois, si c’est la merde quand je rentre, je gueule pas. Je repars". Et FAITES-LE : rentrez chez vous, souriante et pas sur la défensive, et si c’est vraiment la grosse merde, tournez les talons et barrez-vous. Sans faire chier le monde. Revenez longtemps après et refusez gentiment mais fermement d’en discuter. C’est sans appel et vous ne voyez pas où est le problème.

Au final, le partage des tâches doit être débarrassé de toute cette implication affective et symbolique qu’on y met depuis si longtemps. C’est un simple mode de fonctionnement équitable à trouver, et il n’y a aucune raison de le surinvestir émotionnellement.

J’aime les froufrous. Les belles matières. Le glamour. Aussi ignoble que je puisse être, parfois je me sens presque comme une vraie fille. Genre je porterais bien du rose, du satin, de la plume, et je laisserais négligemment pendre au bord d’un canapé moelleux mon pied délicat, au bout duquel oscillerait une babouche… Tout ça pour susciter l’ardeur du Mâle.

Oui, je suis une tendre, une romantique, une hyène en quête de tendresse et d’ébats flamboyants qui rendraient hommage à mon corps savamment dénudé.

Mamzelle Margot, styliste inspirée par le glamour et le vintage, saurait sans aucun doute habiller d’un voile soyeux mes plus folles envies. Ses créations sont aussi légères et coquines qu’une lettre enflammée et je dois dire que je suis littéralement tombée sous le charme :

Voici une des "petites lolottes", culottes arachnéennes qui montrent plus qu’elles ne cachent, et qui suggèrent plus qu’elle ne dévoilent…

 

 

 

 

Mais Mamzelle Margot n’est pas qu’une styliste culottée : savourez ses nuisettes (des pièces uniques, je tiens à la préciser), et imaginez le glissement du tissu sur la peau… Un délice !

 

 

 

 

Et puis, dans la collection des "Elégantes", il y a les femmes que Mamzelle Margot habille de pied en cap, et là, l’hommage aux années folles révèle l’étendue de son talent.

 

 

 

 

 

Mamzelle Margot créé, expérimente, flirte avec l’érotisme et confère à la féminité une nouvelle saveur.

Mesdames, Mesdemoiselles, chères compatriotes en couple,

Aujourd’hui, Tante Hortense vous donne donc de vraies recettes de longévité pour votre couple. Des recettes qui marchent. Pour de vrai. Même après une journée de boulot harassante. Même quand on a envie de tuer l’autre. Même quand on a de la marmaille qui couine en attendant la bouffe. Même quand on n’a pas un rond.

Alors en avant pour un couple longue durée !

- Prenez soin de ne pas commencer à simuler : vos premières fois, peut-être décevantes, sont perfectibles. Laisser croire à des orgasmes tonitruants alors que vous vous faites chier comme un rat mort vous mettra dans une situation impossible.

- Si vous avez été assez nouille pour commencer à simuler et que vous le faites depuis 10 ans, très franchement, continuez : il y a fort à parier que votre mec ne survivrait pas au choc, et que vos aveux tardifs détruisent toute cette confiance qu’il a mise à l’intérieur de vous (entre autres choses patiemment introduites). 10 ans de mensonge, le pauvre : il a de quoi se sentir pris pour un con, non ? Donc, tant pis pour vous si vous vous êtes laissée bouffer le plaisir sur le dos. Vous êtes l’artisane de votre frustration, inutile de faire payer un mec qui n’a finalement à se reprocher qu’une maladresse soigneusement encouragée par votre silence (et vos gémissements mensongers).

- Quand on vous propose un truc nouveau (levrette, sodomie, cunnilingus avec des doigts en plus, déguisement d’infirmière perverse, film de Q), ne refusez que si votre sensualité ne s’oriente vraiment pas dans ce sens, mais pas à cause de préjugés : soyez attentive à vos sensations, et dites non si ça ne vous branche pas. Si vous n’en savez rien, tentez le coup. Et ne pensez pas qu’un mec qui vous propose un truc nouveau s’emmerde avec vous. Mettez-vous à sa place et comparez : c’est déjà assez chiant de s’être engagé à ne bouffer que des nouilles jusqu’à ce que la mort le sépare de la passoire, alors imaginez qu’en plus on lui interdise de modifier l’assaisonnement. Y a pas de quoi se flinguer ?

- Il n’y a pas deux catégories de femmes, à savoir d’un côté les "épouses" qui se farcissent le missionnaire en gémissant mollement, et de l’autre les "chaudasses" qui se mettent à quatre pattes et qui adorent ça. L’épouse à quatre pattes, c’est parfaitement envisageable. Oui, même quand elle a des enfants.

- Ne parlez pas trop : c’est-à-dire si, parlez, mais n’en faites pas des tonnes en matière de verbalisation de votre vie sexuelle. Votre mec aime peut-être le son de votre voix, mais vous entendre décortiquer vos séances de sexe va très vite le gonfler, voire le faire débander. Ce que vous avez ressenti, ce qu’il a ressenti, ce que vous aimez particulièrement, et comment ça vous a trop fait craquer quand il a… Ouais, ok, mais pfff… Abrégez. Vous êtes contente, il est content, alors ne vous fatiguez pas à autopsier le Q : la meilleure preuve de satisfaction que vous puissiez lui apporter, c’est de recommencer.

- Moins on baise, moins on a envie de baiser. Répétez ça à haute voix, inversez l’adage, et dites-vous que ça marche dans les deux sens. Ah, la précision pas glamour mais qui tue sa race : l’appétit vient parfois en mangeant et il peut être salutaire de renverser la vapeur en faveur d’un moment de plaisir à deux, histoire de relancer la machine.

- Même si vous n’avez pas installé Photoshop dans votre chambre, cessez d’emmerder le monde à cause de la lumière : votre mec, il vous voit. Il vous connaît. Et en fait, il s’en fout de vos quelques plis ou tranches de lard. Vous n’êtes pas sexy quand vous minaudez pour tout éteindre. Vous êtes juste rabat-joie et limite chiante. Le Mâle aime mater de la fesse, de la chair, du cul. Il se rince l’oeil quand il baise, et c’est très excitant. Quant à votre gras, il est ridicule de croire qu’une lumière éteinte le fera disparaître. Rien de plus débandant que d’essayer de faire l’amour à une femme qui, toutes les 3 minutes, va dire : " noooon, pas comme ça… Attends, y a trop de lumière… Chuis moche, là ! Chuis trop grosse. Tu me trouves belle ?".

- Arrêtez de penser : au linge, aux gosses, à la paperasse, à tout ce qui n’a pas été fait en temps et en heure. Après une bonne partie de baise, on s’y remet de bon coeur, mais ne massacrez pas le désir a priori.

- Laissez-vous peloter. Même quand ce n’est pas le moment (vous êtes en train de ranger un truc, de faire la bouffe, de ranger des papiers). Vous êtes concentrée ? Vous n’êtes pas d’humeur ? Et alors ? Les femmes font chier le monde à longueur de temps parce qu’elles veulent se sentir désirées, mais rechignent à se prendre une main aux miches quand le bon timing n’est pas respecté… Eh bien, se faire tripoter devant les plaques de cuisson, c’est être aimée et désirée. Evidemment, vous n’allez faire l’amour, là, tout de suite. Et en effet, peut-être que plus tard vous n’aurez pas envie, mais ne commencez pas pour autant à stresser ("merde, il est en train de se chauffer, mais ça me dit rien, il va faire la gueule ce soir…"). Laissez faire et avisez plus tard. Le "non" que vous opposez à un homme désirant plombe l’ambiance.

Le mot d’ordre : n’anticipez pas.

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